Test de la magnifique tête Cambo CLH-500

Que cela fait plaisir de tester un nouveau matériel coup de coeur ! Voilà mon sentiment après avoir passé un moment à écrire le test de la tête panoramique sphérique Cambo CLH-500. Cette tête est magnifiquement fabriquée. C’est un vrai régal à l’utilisation. Si son principal défaut ne vous gêne pas et qu’accessoirement vous êtes prêt à dépenser 1150 euros  (!) alors je vous promets des heures de photo panoramique très agréables…

 

Tête panoramique Cambo CLH-500
Tête panoramique Cambo CLH-500

Ce qui est incroyable avec une passion, qu’on l’exerce ou pas professionnellement, c’est qu’on est parfois prêt à dépenser beaucoup d’argent pour se faire plaisir. Parfois bien au delà du raisonnable… Heureusement parfois on ne réfléchit plus ! Est-ce que cela fait de nous un meilleur photographe ? Et bien pourquoi pas ? Je crois que l’on photographie mieux lorsque l’on utilise un matériel dont on est « amoureux » (tout proportions gardées évidemment, nous sommes entre Gentleman’s !) Et je viens d’avoir un vrai coup de coeur pour cette tête panoramique sphérique Cambo CLH-500.

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Visite virtuelle : 2, 8 ou davantage de photos ?

Une visite virtuelle complète (360° x 180°) est toujours une expérience saisissante ! On est suspendu dans l’espace et on peut se diriger absolument dans toutes les directions… évidemment sans voir l’appareil photo ni le trépied. Mais comment font-ils ? Et bien je ne répondrai pas à cette question aujourd’hui en revanche je souhaite parler maintenant du nombre de photos « idéal » à prendre pour réaliser cette visite virtuelle immersive complète.

 

Visite virtuelle du restaurant Bernard Loiseau

Si je vous explique dans un long tutoriel comment réaliser une visite virtuelle sur mon guide de la photo panoramique, une question revient tout de même régulièrement quant au nombre idéal de photos à prendre. Je vais tenter d’apporter des éclaircissements dans cet article.

Tout d’abord, mon état d’esprit. Je me sens avant tout photographe « élevé » aux images d’Ansel Adams, Eugène Smith, Irvin Penn, Sarah Moon, David Osborn, François-Xavier Bouchard, Jean-Loup Sieff, et je pourrai continuer comme cela longtemps… Pour moi, une visite virtuelle, au prétexte que c’est spectaculaire doit tout de même garder ce coté « photographie » et pas seulement « technique ». Je trouve malheureusement que de nombreuses visites virtuelles, parfois pourtant irréprochables techniquement, ne sont pas intéressantes photographiquement. Or j’y suis sensible…

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Autopano : problème en mode rectilinéaire…

La version 3.0 d’Autopano Giga a apporté son lot de nouvelles fonctionnalités très pratiques comme l’excellent « mode masques » ou une multitude de nouvelles projections géométriques. Malheureusement, elle ne corrige pas un petit problème avec la projection rectilinéaire. Ce problème  me gêne beaucoup dans certains cas seulement mais l’équipe Kolor m’a montré comment le corriger en attendant la correction définitive dans une prochaine mise à jour. Il s’agit d’une courbure des lignes horizontales même en mode rectilinéaire. Voyons cela…

 

Le mode de projection géométrique rectilinéaire permet justement de ne pas avoir de courbure des lignes, horizontales ou verticales. Cette non déformation des lignes se traduit en revanche par un étirement des bords de l’image, disgracieux lorsque la photo panoramique est trop large. Cette projection géométrique n’est donc à utiliser qu’avec des angles de champ embrassés de moins de 100° à l’horizontal.
J’explique cela en détail sur mon site Internet et je vous renvoie donc à la page projections géométriques.

Depuis au moins la version 2.6 d’Autopano Giga/Pro de la société Kolor, (et non corriger dans la version 3.03) les lignes horizontales peuvent parfois tout de même se courber légèrement dans ce mode de projection géométrique rectilinéaire. Cela n’a absolument pas lieu d’être. Visiblement le « problème » est connu et va être corrigé. En attendant voici comment faire …

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Invitation à lire Réponse-Photo de mars 2013…

J’aime beaucoup cette revue pourtant grand public. Elle réussit, selon moi, à faire ce grand écart entre la photo amateur et la photo d’auteur. Leurs portfolios sont souvent pour moi essentiels puisque ce sont des sources d’inspiration. Le dernier numéro de mars 2013 ne déroge pas à la règle…

 

Réponse Photo mars 2013 n°252

Pensez-donc : William Ropp, Robert Franck, Jean-Loup Sieff, Daniel Lébée à côté d’un test sur le Nikon D5200 ou le Sigma 35 mm F 1,4 et un chouette dossier « différent » sur la photo urbaine. J’apprécie vraiment…

J’apprécie vraiment le ton, la qualité de certaines plumes, les questions soulevées et j’apprécie encore plus la nouvelle charte graphique.

Cela me fait du bien et m’inspire de découvrir le portfolio de Daniel Lebée, de redécouvrir William Ropp, Robert Franck ou Jean-Loup Sieff…

Et cela fait plus de vingt ans que Sylvie Hugues, Jean-Christophe Bechet et leur équipe suivent ce fil ténu et fragile.

Bonne continuation, bravo et merci…

Sur le © et le droit d’auteur : je fais un rêve…

Il y a un mois, j’ai écris un billet d’humeur « Pourquoi je ne place pas de © sur mes photos… » dont l’impact a dépassé toutes mes attentes.

 

Grâce à vos commentaires, le débat a pu s’engager entre nous. J’ai eu l’occasion d’en parler longuement avec certains d’entre vous, des collègues photographes ou encore des amis. Voici le fruit de mes réflexions…

 

Les cuves des caves Saint-Verny, Auvergne
Les cuves des caves Saint-Verny, Auvergne

 

et je fais donc un rêve…

 

…Je fais le rêve que nous n’aurons plus à avoir peur que l’on utilise nos photos sans notre accord.

Oh que non je ne suis pas naïf. Cela sera rendu possible car nous nous seront protégés par le droit.

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Comment choisir entre CCFL, LED blanches… lors du calibrage de son écran ?

Vous êtes nombreux à vous poser la question ou à me poser la question : lors du calibrage de mon écran avec certaines sondes ou colorimètres (Elite, Pro), que dois-je choisir comme technologie d’écran entre CCFL, LED blanches (diodes blanches), LED RVB (diodes RVB), LED large gamut, etc… ?

 

Calibrage d'un écran avec le colorimètre i1 Display Pro
Calibrage d’un écran avec le colorimètre i1 Display Pro

Les colorimètres ou autres sondes de calibrage d’écrans sont des instruments très précis. A l’intérieur, vous allez trouver des filtres colorés – en gélatines ou, bien mieux, en verre pour une durée de vie plus longue – pour mesurer les couleurs de votre écran. Ces filtres sont compliqués à fabriquer car le choix des couleurs dépend beaucoup de la technologie d’écran à calibrer : fluorescent (CCFL), LED (diodes blanches ou RVB), large gamut ou pas.

Certains écrans haut de gamme dits Arts Graphiques, sont mêmes vendus avec leur propre sonde pour cette raison en plus d’une version de logiciel optimisée.

Or avant chaque calibrage il faut toujours étalonner l’instrument de mesure, par exemple sur un blanc de référence connu. Et bien selon la technologie d’écran que vous allez choisir quand le logiciel vous en donne le choix (version  Elite, expertes ou Pro le plus souvent), vous allez permettre d’optimiser cet étalonnage. Le calibrage devrait s’en trouver bonifié…

Comment reconnaître cette technologie et quoi choisir ?

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Et si le prix d’une photo pro ou amateur était le même ?

Avant de partager avec vous la suite de ma réflexion après avoir lu tous vos commentaires sur  mon article sur le © et les droits d’auteur je souhaite vous faire part d’un point qui,  selon moi, est intimement lié : le prix d’une photo. Je crois qu’une cession de droits pourrait être la même entre photographes amateurs et professionnels…

 
Il y a huit années de cela je réalisais mon rêve : vivre de ma passion – Photographe. J’observe maintenant d’un autre point de vu – professionnel – la question presque philosophique du prix que peut valoir une photo en cession de droits. Volontairement, je ne parle pas d’une commande – bien qu’il y ait des similitudes – car les charges ne sont pas du tout les mêmes – mais bien uniquement d’une cession de droits.

 

Chevet de Notre-Dame de Paris au crépuscule
Chevet de Notre-Dame de Paris au crépuscule – Photo prise alors que j’étais amateur en 2000.

 
Une chose est sûre, amateurs ou professionnels : on se pose les mêmes questions sur le prix des cessions de droits voire d’une commande.

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Quand le JPEG vaut parfois le TIFF…

Je crois que ce qui me caractérise le plus comme photographe c’est mon côté contemplatif. J’aime déclencher quand j’ai devant moi, parfois après des jours, des semaines voire des mois d’attente, mon triptyque idéal : un sujet, un arrière plan et une des deux ou trois lumières qui magnifient un lieu.
Je n’ai alors qu’une envie c’est de ne pas en perdre une miète. Je travaille donc en format RAW depuis mes premiers clichés numériques. Et pourtant, quand j’imprime, quand j’assemble mes photos panoramiques dans Autopano Giga je travaille en JPEG. Vous avez dit paradoxe ? Peut-être pas tant que cela…

 

Depuis ma plus tendre enfance photographique qui a commencée dans mon cas à quatorze ans, je cherche la plus belle qualité de lumière et donc la meilleure technique également afin de la mettre à son service.

 

Lac de la Cassière, près de Clermont-Ferrand en Auvergne
Lac de la Cassière, près de Clermont-Ferrand en Auvergne – Cliquez pour acheter cette photo

 

Par ailleurs, je n’aime pas les poncifs, les a priori. Ceux qui sont venus assister à mes formations savent combien j’aime remettre en question les acquis, les « on dit » – comme la fameuse règle des 72 dpi que je démonte dans un article -. Évidemment j’essaie de démontrer ce que je pense et d’expliquer pourquoi je le pense.

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